Les bières spéciales se distinguent des autres productions par une multitude de critères organoleptiques. Celles-ci relèvent à la fois de l’odeur (perception nasale directe), de l’arôme (perception rétro nasale) et du goût (perception linguale).
« Les bières de notre région sont, à part quelques rares exceptions, à fermentation haute, d’un goût tout spécial, « Certains brasseurs de notre région fabriquent aussi en hiver des bières spéciales. Ces dernières se distinguent en ce qu’elles sont, plus fortes, fabriquées avec un malt spécial et du houblon fin. Quelques brasseurs ajoutent aussi à ces bières un peu de coriandre, plante aromatique qui a pour but disent-ils, de donner un cachet spécial ».
« La propriété la plus importante que doit posséder une bière-type (spéciale), c’est une saveur pure et très nettement définie ».
Il faut se souvenir d’abord que la France à la veille de la première guerre mondiale, avait deux régions brassicoles. 1. Le Nord, avec ses cinq départements, le Nord, le Pas de Calais, la Somme, l’Aisne et les Ardennes, qui à eux seuls représentaient 70 % de la production française de l’époque. 2. L’Est, où rappelons le, l’Alsace et la Lorraine étaient sous l’emprise de l’Allemagne, les types de bières fabriqués étaient pratiquement semblables à ceux de l’Allemagne. Après la 1ère guerre mondiale, la question s’est posée de reconstruire à l’ancienne ou investir en fermentation basse et produire des bières très différentes des productions antérieures. Après de nombreuses réflexions, l’idée vint de produire des bières de fermentation mixte, à savoir la première fermentation en cuves en fermentation basse, sans garde et la deuxième fermentation en fûts, Cette manière d’opérer permettant par la fabrication de bières spéciales de mettre sur le marché des bières qui restaient au goût du consommateur du Nord. C’est rapidement décrit ainsi, qu’est née la bière spéciale qui fut admise par tous les brasseurs de nos régions. De très nombreuses étiquettes de bière témoignent de cette période.
|